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Rencontre avec Jean-Christophe CAMBIER

jean_christophe_cambier_lemonlemagAvec son parcours brassicole, Jean-Christophe Cambier, ingénieur agronome de 34 ans, souhaitait implanter sa brasserie et sa production au coeur de la métropole pour créer du lien. Il s’est donc tout naturellement installé à Croix, à deux pas du centre ville. Il a aussi astucieusement appelé sa bière La Mongy. ça vous parle ? Mais si ! Le tramway lillois du siècle dernier surnommé ainsi en l’honneur d’Alfred Mongy.

Pouvez-vous nous présenter les spécificités de votre brasserie ?

Je suis dans un positionnement moderne : je fais différents types de bières pour faire découvrir aux clients des boissons qu’ils n’ont pas forcément l’habitude de consommer.
Par exemple : la blonde à l’IPA, qui est un produit assez nouveau.  C’est un produit anglo-saxon : India Pale Ale. C’est très houblonné avec des notes très fruitées, typées agrumes et litchis.
Je ressens un réel intérêt : le marché de la bière artisanale est dynamique. L’idée est de réintroduire la fabrication de la bière en ville, à proximité des consommateurs. L’accueil des clients est le plus chaleureux possible. Je fais visiter la brasserie, donne des explications sur mes produits et sur le choix de m’être implanter en ville. La brasserie est accessible, il y a un parking, on peut venir en métro. Ce sont les atouts qui contribuent à un beau démarrage.

Justement comment s’est passée cette première année ?

J’ai connu un super démarrage ! Je n’arrive pas à produire assez de bière !
J’ai démarré avec trois cuves de fermentation qui me permettent de faire 6 000 litres par mois. J’en ai racheté deux pour faire 10 000 à 12 000 litres. Ce sont les litrages que j’avais prévu de faire au bout de trois ans !  La réflexion qui a été menée sur le positionnement a été la bonne : le bar où je sers mes bières en pression, les dégustations avec saucissons, tout ça assure une ambiance très conviviale les vendredis soirs.  Je propose également des visites les samedis à 14h30 et 17h.  Depuis le début de l’année, j’ai accueilli près de 4 000 visiteurs.  C’est une sorte de mini musée !

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Vous vous êtes lancé seul ?

Oui, seul. J’ai un parcours brassicole. Je travaillais auparavant dans une brasserie industrielle. Je suis ingénieur agronome de formation et c’est ce qui m’a permis de convaincre les financeurs. Ils m’ont suivi dans cette aventure qui demande beaucoup d’investissements. Comme vous pouvez le voir à travers les vitres, il faut de sacrés équipements !  Vue l’ampleur qu’a prise l’activité, j’ai embauché deux personnes : ma femme et mon frère ! Il est spécialisé en maintenance, je suis spécialisé en brasserie : on est assez complémentaires !  Je le forme au brassage pour m’aider en production car cela me prend beaucoup plus de temps que ce que j’avais prévu.  J’assure 90 % des visites. J’attache beaucoup d’importance à mener moi-même la visite parce que c’est moi qui brasse. C’est important pour les clients de rencontrer le producteur. Et ça m’intéresse de créer du lien avec les consommateurs. C’est ça qui fait que ça marche ! Il n’y a pas que l’aspect commercial qui compte.  En achetant une bouteille ou un verre, on peut dire « on connaît le brasseur ». Un peu comme on va chercher son pain chez son boulanger. Il y a vraiment un côté artisanal.  Ça n’est pas pour rien que j’affiche la mention « artisan brasseur » sur le bâtiment.  Ça veut vraiment dire quelque chose à mes yeux. Mon entreprise n’a pas vocation à se développer à l’échelle mondiale. Je ne suis pas contre produire plus, mais je tiens à ce que cela reste à taille humaine.

jean_christophe_cambier_lemonlemag_2Quelle est votre clientèle ?

60 % de mon chiffre d’affaire se fait avec la vente des produits de la boutique, le bar et les visites. Les 40 % restant correspondent à  deux circuits : les cavistes, et les bars et les restaurants. Je travaille notamment avec le restaurant l’Escale Gourmande à Croix. Pour le circuit-court, on ne peut pas faire mieux !

Quelles options «vertes» ont été prises à la création de la brasserie ?

Ma bière n’est pas labellisée bio mais j’ai néanmoins des approvisionnements bio ou locaux. Le malt est quasiment 100 % bio et il provient de malteries belges. Pour le houblon, il n’en existe pas qui soit à la fois bio et local, j’ai donc fait le choix de privilégier la production locale. Ce n’est cependant pas possible pour la totalité du houblon que j’utilise.  L’IPA dont je vous parlais vient par exemple des USA. J’ai une proportion de 70 % de houblons locaux et 30 % qui viennent de plus loin. L’orge quant à elle est exclusivement d’origine française.
Quel bilan de l’année 2015 pouvez-vous faire et quelles sont les perspectives ?

J’avais prévu pour cette année de produire 35 000 litres de bière et j’en suis  finalement, en fin d’année, à 80 000 !  Pour 2016, on peut imaginer pouvoir doubler ce chiffre. J’ai aussi en tête des tas de nouvelles recettes à proposer à mes clients !

http://www.brasserie-cambier.fr/
Brasserie CAMBIER – 2 rue Jean Monnet – 59170 Croix


Antoine Marquant

antoinem@antoinem.com

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