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Nikos Aliagas : Les heures fugitives

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Ryan Gosling - Photo : Nikos Aliagas

Ryan Gosling – Photo : Nikos Aliagas

Pour ce numéro anniversaire, j’avais à cœur de trouver un sujet spécial afin de marquer le coup et d’ouvrir une nouvelle année qui sera riche en évolution pour Lemon le Mag.

C’est au gré d’une discussion avec ma bien aimée que j’ai appris que Nikos Aliagas avait, parmi les nombreuses cordes à son arc, celle de la photographie et qu’en plus, toujours selon ses dires, ses photos étaient très remarquables.

C’est donc avec une pointe d’agacement due à mon ego surdimensionné de photographe convaincu d’être le seul à avoir suffisamment bien cerner le monde pour maîtriser cet art, que je me suis connecté sur ses pages Flickr et Instagram pour analyser et démonter, en douceur, le contenu de son travail photographique et ainsi retrouver aux yeux de ma femme, la première place sur le podium des meilleurs photographes.

J’ai alors découvert des photos touchantes, subtiles, témoignant d’un regard bienveillant mais jamais angélique.
De très bonnes photos qui ont longtemps capté mon regard. Mon admiration était proche de celle que je peux ressentir devant les photos de Dorothea Lange, Helen Levitt ou Weege. La jalousie n’était pas loin non plus… Ces photos n’étaient pas les miennes alors que j’aurais adoré avoir prises nombre d’entre-elles. Impossible de démonter ses photos tant elles me plaisaient.

Forest Whitaker

Forest Whitaker

Cela devint une évidence, il fallait publier les photos de Nikos dans notre numéro anniversaire. Dès le lendemain, j’annonce cette idée aux équipes qui me scrutent avec le regard inquiet de ceux qui suspectent une rupture d’anévrisme.
«Et comment on contacte Nikos exactement ?»… «Quelqu’un a son 06 ?…» Et puis comment convaincre une personnalité telle que lui, avec un agenda uniquement composé de journées de 48h,
de collaborer à un petit magazine lillois, gratuit et à petit tirage ?

Adepte du «à vaincre sans péril , on triomphe sans gloire» et surtout dans l’espoir de ne pas passer pour un rigolo aux yeux de mes équipes, j’ai laissé un message sur la page Facebook de Nikos :
un simple commentaire laconique sous un de ses post.
Très rapidement, j’ai été contacté par Maria, la sœur de Nikos (c’est elle qui gère, entre autre, son agenda), qui souhaitait avoir des précisions concernant ma demande.
À partir de là, plus de nouvelles pendant quelque temps… jusqu’à ce message de Maria sur mon répondeur : Nikos acceptait cette collaboration parce qu’il estimait que nous étions des passionnés  et que cela avait du sens de prendre part à ce projet.

Joey Starr

Joey Starr

La classe à Dallas !!!… Nikos Aliagas dans le prochain Lemon le Mag ! 🙂 Mon honneur était sauf …
Rendez-vous pris, c’est le 1er Juin que je le rencontrerai à Paris. Nous nous étions mis d’accord avec Maria pour une entrevue d’une heure maximum. Notre entretien dura finalement….. 2h30 !
Cette rencontre était importante parce que j’avais besoin de m’assurer que je serais séduit par la personnalité de Nikos.
Je voulais absolument que ce numéro soit sincère, comme les autres, et pas seulement un coup de pub. Et je ne fus pas déçu, j’ai rencontré un photographe passionné et passionnant. Je n’ai pas été impressionné par la star des médias (eh oui toujours mon ego surdimensionné…) mais bel et bien fasciné par le photographe.

Ces 2h30 ne ressemblèrent en rien à un monologue lassant sur son travail en mode «Moi je…». Ce fut un véritable échange enrichissant sur l’univers de la photo et lorsqu’il m’a demandé de lui parler de mon travail photographique et de lui montrer ce que je faisais alors que ce sont ses photographies qui étaient censées être le centre de notre rencontre, je vous avoue que je n’en menais pas large… Je fus d’abord surpris qu’il s’intéresse à mon travail mais quand il se mit à analyser mes photos, non pas sur la technique mais sur leur sens, l’émotion qu’elles créent, j’ai compris pourquoi ses photographies étaient si remarquables ;
il s’intéresse à l’autre ce qui est une qualité rare mais essentielle pour un photographe portraitiste. Au final, je n’ai pas été simplement séduit, mais totalement conquis !

C’est donc un carnet de voyage un peu spécial qui vous est offert. Un voyage dans l’univers d’un photographe exigeant et sensible, ouvert au monde, à sa diversité. Une balade photographique où l’on croisera le chemin d’immenses stars mais aussi celui d’anonymes que Nikos a photographiés avec la même sincérité et la même émotion.

Par Frédéric Capelle
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Dans le village de Trou d’Eaudouce (Île Maurice). Toute sa vie sur sa peau, comme un parchemin.

 

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Le vieil homme me regarde avec étonnement pendant que je le fixe dans mon objectif. Visage brûlé par le sel et la mer de son île. Son petit doigt me dit qu’il se perd souvent dans ses songes. Sa vie, il la porte dans ses rides. En silence.

 

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Ben Harper

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Face à la mer, l’homme était couvert de boue de la tête au pied, comme un spectre enduit de suie invoquant des dieux oubliés

 

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Christophe Maé

 

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Christophe

 

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Andreas, my dad – my Hero

 

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La fille à l’accordéon avait cette douce mélancolie dans le regard qu’ont les êtres sensibles. Ceux qui ressentent dès leur plus jeune âge l’absurdité des êtres humains, ceux qui préfèrent le voyage à la destination, ceux qui rêvent d’ailleurs.

 

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Le gamin de Aitolikon aux mains d’adulte

 

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Lenny kravitz

 

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Refaire le monde à l’ombre d’un arbre. Nous sommes au sud-ouest de l’océan indien, dans un village de pêcheurs à l’est de l’île Maurice, une goutte d’humanité inonde mon champ de vision, comme un rare élixir à conserver le plus longtemps possible.

 

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Valandis est mon petit cousin germain. Le fils de la sœur de mon père. Il est père de deux enfants et travaille dur depuis qu’il est lui-même très jeune. Ses mains sont son gagne-pain, des mains vieillies et boursouflées par des années de labeur.

 

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Dans les yeux de Fatme à Didymoteicho.

 

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A Athènes, Efthymios voit le monde défiler devant son kiosque de 3 mètres carrés.

 

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Les mains du sculpteur sont fascinantes. Elles donnent vie à la matière. Elles animent l’inanimé.

 

Antoine Marquant

antoinem@antoinem.com

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