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Vue de Tokyo extraite de l’album Shade

Grégory Charlet – Dessein : dessinateur

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Grégory Charlet est un auteur de bandes dessinées qui vit et travaille à Lille.
Il met la virtuosité de son dessin au service d’un univers intime et poétique. Nous l’avons rencontré à l’occasion de la sortie, début avril, de l’album conçu avec le scénariste Arnaud Floc’h : Le Carrefour. Il évoque avec nous son parcours, l’évolution de son style, son métier de dessinateur au quotidien et nous livre, sans langue de bois, ses impressions sur le monde de la BD.

Propos recueillis par Benjamin Défossez

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Comment passe-t-on de l’envie de faire de la BD à la concrétisation ?
La base, c’est déjà de dessiner et d’aimer ça ! Après, le parcours qui mène à la professionnalisation est différent pour chacun. D’aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours pratiqué le dessin. Essentiellement pour le plaisir, pour moi ou pour donner aux copains de classe. L’idée d’en faire un métier m’est venue assez tardivement. Ça a dû germer en terminale, au moment où on nous oblige à vraiment réfléchir à notre avenir.

Pourquoi avoir choisi la bande dessinée et pas un autre mode d’expression artistique ?
Pendant longtemps, je ne me suis pas posé ce genre de questions. La pratique du dessin aurait pu m’amener au dessin animé ou à devenir prof d’art plastique. Puis, au lycée, il y a eu la découverte d’Akira. Ça a été un véritable déclic, une révélation. Je me suis mis à dessiner de façon compulsive. J’y consacrais mes nuits, tout mon temps libre.
Un véritable geek avant l’heure.

Ces dessins avaient-ils une finalité – album ou expo – ou étaient-ils juste des exercices ?
Le but, c’était d’explorer les univers graphiques qui me plaisaient. Il y avait beaucoup de candeur, je ne réfléchissais pas à une quelconque finalité. J’étais juste un boulimique du dessin. Je me disais tout de même que si je voulais m’y consacrer pleinement, la filière «math» dans laquelle j’allais m’engager ne pourrait pas me combler.

Et donc, entre cette envie et la professionnalisation, ça s’est passé comment ?
Vous aviez des contacts avec le milieu de la BD ?
Non, aucun contact. À l’époque les réseaux sociaux tels qu’on les entend aujourd’hui n’existaient pas. Je partageais ma passion avec un pote, Olivier. On dessinait et on peignait tous les deux, on se prêtait des BD, on échangeait sur nos créations, bref, on se motivait ! C’est à cette époque que je me suis penché sur la possibilité de suivre un cursus universitaire lié à ma passion, mais faute d’argent pour pouvoir prendre un logement étudiant, je me suis inscrit en DEUG de math à Valenciennes, près de chez moi. Je me suis tellement ennuyé cette année-là que je me suis enfermé encore un peu plus dans ma bulle BD. Mes univers commençaient à se structurer, mes personnages à s’affiner mais j’avais toujours des lacunes en anatomie et en structure narrative. Toujours aussi fauché, mais encore plus motivé, j’ai fini par intégrer les Beaux-Arts de Tournai.

Vue de Tokyo extraite de l’album Shade

Cette école a-t-elle répondu à vos attentes ?
Ben, je pouvais enfin dessiner parce qu’on me le demandait, plus besoin de me cacher ! J’étais en section BD, et je me suis bien éclaté. Quand un prof nous donnait un sujet, je me forçais à le traiter de deux ou trois façons différentes. Au lieu de rendre dix pages, j’en faisais vingt. J’ai tout donné pendant cette première année. J’avais enfin l’impression d’être au bon endroit. Ça a fait sauter tous les doutes qui existaient encore au sujet de mon choix de vie. Ça serait le dessin, et rien d’autre…

L’école était-elle ouverte au monde professionnel de la BD ?
C’est plutôt le hasard qui m’a permis d’établir des contacts. J’ai rapidement rencontré Philippe Delaby qui travaillait alors à Tournai. Il m’a pris sous son aile. J’ai commencé à travailler avec lui pour faire des encrages, des couleurs sur sa série en cours. Ça a été mon premier vrai travail de dessinateur. Le deuxième contact s’est fait grâce à mon prof de BD, Anthonyo Cossu. Alors que je n’étais encore qu’en première année, il m’a invité à participer à un collectif d’étudiants en fin de cursus. On a sorti un album, Envie de fraises, qui a été présenté au festival d’Angoulême en 1998. Éric Corbeyran [scénariste de bandes dessinées très prolifique. NDLR] a bien accroché sur mon travail. C’était l’époque où le repérage de nouveaux auteurs se faisait encore directement pendant les festivals. Il a demandé à me rencontrer et m’a proposé un contrat.
gregory_charlet_lille_lemonlemag_magazine_4C’est pour ça que vous n’avez pas fait de deuxième année aux Beaux-Arts ?
C’est surtout que je n’avais aucune aide financière et que j’avais besoin de travailler rapidement pour survivre. Je suis quand même resté à Tournai, une ville importante pour moi. L’émulation créatrice y était très forte, j‘y avais mes potes, mes repères, mes bars préférés…
C’est donc là que j’ai commencé ma collaboration avec Corbeyran sur la série Le maître de jeu.

Aviez-vous déjà acquis votre style à l’époque ? D’ailleurs pourriez-vous le définir ce style ?
Je fais partie de cette génération de dessinateurs un peu bâtarde qui s’est libérée de l’influence exclusive du style franco-belge, sans que ce soit délibéré ou revendicatif. On a été nourri par l’esthétique des dessins animés japonais, des Comics, tout en baignant dans cette culture de la BD franco-belge. Je nous perçois comme les enfants de la vague Ōtomo [Katsuhiro Ōtomo : auteur de la série d’albums et du film Akira. NDLR]. Quand son travail est arrivé en Europe, ça a mis une claque à pas mal d’apprentis dessinateurs. On est nombreux à avoir été marqué par son style, un style qu’on qualifie d’ailleurs trop rapidement de «style Manga». Lui aussi a été influencé par les Comics et la BD européenne.

Et votre style est-il acquis ou continue-t-il d’évoluer ?
Il est toujours en mouvement. J’aime bien me remettre en question. Dans mon parcours, il y a eu cette première phase où j’ai essayé de dompter les bases techniques. Désormais, je suis «bien» dans mon dessin, ce n’est plus vraiment compliqué pour moi de dessiner. Mais ça ne m’empêche pas de continuer à travailler. En ce moment, je prends par exemple des cours d’anatomie via des modèles vivants. Ça nourrit mon travail, m’ouvre de nouvelles perspectives graphiques : peinture ou illustration, ça ne sera pas forcément lié à la BD. J’ai d’un côté ces envies créatrices, ces nouvelles voies à parcourir et de l’autre, mon travail de dessinateur de bandes dessinées.

Vos lecteurs vont donc découvrir un nouveau style dans Le Carrefour, votre nouvel album ?
Je fais toujours évoluer mon dessin en fonction du scénario. Celui d’Arnaud Floc’h pour Le Carrefour nécessitait de porter une attention particulière aux espaces vides, d’épurer les cases. C’est un récit intimiste qui fait la part belle au texte et au paysage bucolique. Il fallait donc un dessin léger qui synthétise l’action sans surcharge. Ce fut un bon exercice de style : évoquer un maximum avec un minimum d’effets.

Comment se passent les échanges entre un dessinateur et un scénariste ?gregory_charlet_lille_lemonlemag_magazine_3
Chaque partenariat crée ses propres règles. Ce qui était intéressant avec le dernier album, c’est qu’Arnaud est dessinateur sur d’autres projets et que j’ai moi-même déjà travaillé comme scénariste. On n’a pas eu besoin de tourner autour du pot. Chacun connaissant les contraintes de l’autre, les échanges ont été directs et précis. Le scénariste doit faire confiance au dessinateur et accepter de lâcher un peu prise sur le découpage de l’histoire et sur ses personnages . C’est un jeu d’équilibre et de compromis au service de l’album. Mais ce n’est pas toujours aussi fluide. Il m’est arrivé de travailler avec des scénaristes psychorigides. Le dessinateur passe au final plus de temps à décortiquer l’histoire que l’auteur lui-même. Il peut être amené à relever des incohérences qui seraient passées inaperçu auprès du scénariste. Le dit «psychorigide» avait un ego trop exacerbé pour accepter ce type de remarques…

Et votre style est-il acquis ou continue-t-il d’évoluer ?
Il est toujours en mouvement. J’aime bien me remettre en question. Dans mon parcours, il y a eu cette première phase où j’ai essayé de dompter les bases techniques. Désormais, je suis «bien» dans mon dessin, ce n’est plus vraiment compliqué pour moi de dessiner. Mais ça ne m’empêche pas de continuer à travailler. En ce moment, je prends par exemple des cours d’anatomie via des modèles vivants. Ça nourrit mon travail, m’ouvre de nouvelles perspectives graphiques : peinture ou illustration, ça ne sera pas forcément lié à la BD. J’ai d’un côté ces envies créatrices, ces nouvelles voies à parcourir et de l’autre, mon travail de dessinateur de bandes dessinées.

Vos lecteurs vont donc découvrir un nouveau style dans Le Carrefour, votre nouvel album ?
Je fais toujours évoluer mon dessin en fonction du scénario. Celui d’Arnaud Floc’h pour Le Carrefour nécessitait de porter une attention particulière aux espaces vides, d’épurer les cases. C’est un récit intimiste qui fait la part belle au texte et au paysage bucolique. Il fallait donc un dessin léger qui synthétise l’action sans surcharge. Ce fut un bon exercice de style : évoquer un maximum avec un minimum d’effets.

Comment se passent les échanges entre un dessinateur et un scénariste ?
Chaque partenariat crée ses propres règles. Ce qui était intéressant avec le dernier album, c’est qu’Arnaud est dessinateur sur d’autres projets et que j’ai moi-même déjà travaillé comme scénariste. On n’a pas eu besoin de tourner autour du pot. Chacun connaissant les contraintes de l’autre, les échanges ont été directs et précis. Le scénariste doit faire confiance au dessinateur et accepter de lâcher un peu prise sur le découpage de l’histoire et sur ses personnages. C’est un jeu d’équilibre et de compromis au service de l’album. Mais ce n’est pas toujours aussi fluide. Il m’est arrivé de travailler avec des scénaristes psychorigides. Le dessinateur passe au final plus de temps à décortiquer l’histoire que l’auteur lui-même. Il peut être amené à relever des incohérences qui seraient passées inaperçu auprès du scénariste. Le dit «psychorigide» avait un ego trop exacerbé pour accepter ce type de remarques…

L’éditeur vous laisse-t-il le champ libre ?
Il est généralement très exigeant avec le scénariste. C’est fini l’époque où les projets se signaient à tour de bras, avant même d’avoir pu lire une bribe de scénario. Pour Le Carrefour, Arnaud Floc’h a d’abord dû faire valider l’intégralité de l’histoire, puis le découpage séquentiel et les dialogues. Ensuite, une fois que les premières pages dessinées sont validées, on est plutôt tranquilles.

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Ça représente quoi comme charge de travail, la réalisation d’un album ?
Si on parle juste de la part gérée par le dessinateur, pour donner un ordre d’idée, Le Carrefour m’a occupé quotidiennement pendant 21 mois. Il y a d’abord le travail de découpage du scénario, les recherches pour donner forme aux personnages et la documentation pour élaborer les décors. Ensuite viennent les crayonnés de chaque case, puis la version encrée et enfin le passage en couleur.

Tout ça à la main ?
Hormis l’étape de colorisation, pour laquelle j’utilise l’ordinateur, tout le reste de mon travail est effectivement fait à la main. J’ai une conception de la bande dessinée assez proche de celle de l’artisanat. L’utilisation de matériel de dessin classique, le contact direct avec la feuille, c’est vraiment ce qui m’intéresse et me motive dans le métier.

gregory_charlet_lille_lemonlemag_magazine_3Cette conception artisanale de la bande dessinée est-elle bien perçue par le monde de l’édition ?
Sans vouloir le flatter, mon éditeur actuel [Bamboo éditions. NDLR] a le souci du travail bien fait. Le Carrefour paraît dans la collection Grand Angle qui regroupe des albums qualitatifs avec de belles histoires. Toutes les maisons d’édition ne placent pas leur degré d’exigence au même niveau. Certaines considèrent que la BD est un produit marketing comme un autre et elles ont un tel souci de rentabilité qu’elle ne laissent pas toujours le temps aux auteurs de faire mûrir leurs projets. Elles voudraient tellement sortir un blockbuster à chaque fois qu’elles se posent des questions qui empêchent d’avancer sereinement. Alors que la première case n’est pas encore sortie, elles se demandent déjà si la couleur des cheveux du héros ne sera pas un frein à la vente dans tel ou tel pays…

Ça sent le vécu…
La pression des éditeurs n’a pas forcément pris cette forme pour moi. Mais, comme de nombreux autres auteurs de BD, j’ai vu une de mes séries stoppée en plein vol. Si un album se vend un peu moins bien que les précédents, on remet tout en cause. J’ai dû interrompre ma série Kabbale au troisième tome. On laisse à l’auteur un dernier album pour conclure mais ça donne des histoires qui se terminent avant la fin. Cette frilosité éditoriale est au final un manque de respect total pour le lecteur.

Le passage par l’album classique n’est pourtant pas le seul mode de diffusion de la BD.
Avant il y avait de nombreux magazines dédiés à la bande dessinée. Les jeunes auteurs pouvaient prendre le temps d’y apprendre le métier, c’était de véritables laboratoires. On pouvait y tester son savoir-faire, bénéficier des conseils des aînés. Une fois qu’on avait fait ses preuves, on pouvait sortir un album. Aujourd’hui, les éditeurs lancent directement les auteurs dans le grand bain. Ça peut sembler positif à première vue, mais il y a une telle pression financière qu’au final le jeune dessinateur a peu de marge de manœuvre. Si les ventes prévues ne sont pas au
rendez-vous, on leur fait porter toute la responsabilité. Ça tue des carrières dans l’œuf et ça crée des identités graphiques jetables.

gregory_charlet_lille_lemonlemag_magazine_6Depuis quelques temps, il y a tout de même les blogs qui peuvent servir de tremplin aux jeunes talents.
C’est sans doute vrai pour quelques dessinateurs, mais je considère que le blog et la bande dessinée sur papier sont véritablement deux médiums différents. L’un ne devrait pas aboutir systématiquement à l’autre. Boulet qui a démocratisé le blog dessiné et dont j’admire particulièrement le travail ne se considère d’ailleurs pas comme un auteur de BD. Il adapte son dessin et sa narration aux particularités de son support. À sa suite, beaucoup se sont lancés dans la création de leur propre blog dessiné, avec des résultats différents, rarement aussi qualitatifs. Beaucoup cherchent la notoriété avant tout, souvent au détriment du travail et de l’originalité.

Certains blogueurs passent tout de même du blog à la réalisation d’albums imprimés.
C’est souvent parce que les éditeurs ont beaucoup à y gagner. Un blog qui a une bonne audience, c’est à la fois la garantie de pages déjà écrites et donc aucune anticipation sur les droits d’auteur à verser et surtout la possibilité de bénéficier d’un lectorat tout trouvé. Je n’ai rien contre les blogs dessinés en tant que tels, je ne voudrais simplement pas qu’ils deviennent une référence technique et narrative pour les nouveaux auteurs, un raccourci vers le succès. Je connais des scénaristes qui travaillent pendant des années à leurs récits. Se lancer dans la réalisation d’un album est une aventure de longue haleine dans laquelle on doit s’investir pleinement.

À ce propos, êtes-vous déjà lancé dans de nouvelles aventures ?
Une suite à votre dernier album n’est pas en préparation ?
Le Carrefour est un «one shot», aucune suite n’est prévue. En revanche, le partenariat avec Arnaud Floc’h s’est tellement bien passé qu’une collaboration future est tout à fait envisageable. Actuellement, je travaille déjà sur un album écrit par Philippe Charlot, toujours dans la collection Grand Angle. L’histoire retrace les origines du spiritisme dans le New-Jersey au 19ème siècle. Je suis en pleine recherche iconographique sur le mode de vie de l’époque.
On m’a proposé d’autres projets mais je garde ça pour moi tant que rien n’est signé. En tout cas, c’est une chance, car le métier de dessinateur de bandes dessinées restant précaire, c’est rassurant de pouvoir multiplier les contrats.

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Entre ici et ailleurs – Scénario et dessin : Vanyda 192 pages – 14€99 – Dargaud

VANYDA

Après ses études à l’école des Beaux-Arts de Tournai, Vanyda signe avec François Duprat L’Année du dragon, trois albums parus chez Carabas. En 2004, elle publie, en solo, L’immeuble d’en face, une trilogie éditée par la Boîte à bulles. Elle est également l’auteur de la série Celle que … , chez Dargaud, reprise en couleurs et en six volumes cartonnés sous le titre de Valentine. Récompensée dans de nombreux festivals de BD et plusieurs fois sélectionnée à Angoulême, Vanyda signe, en 2014, toujours chez Dargaud, Un petit goût de noisette, qui rencontre un succès public et critique.
Dans Entre ici et ailleurs, Vanyda brosse le portrait d’une jeune femme de son temps, vive et libre, rattrapée par la question de ses racines laotiennes. L’auteur donne à voir avec tendresse l’évolution du personnage, ses doutes, ses déceptions mais aussi ses prises de conscience joyeuses.

Un petit livre oublié sur un banc – Scénario : Jim Dessin : Mig 56 pages – 13€90 – Grand Angle

MIG

À peine ses études terminées, Mig entre chez Et cetera, studio officiel des éditions Albert René. Il commence son apprentissage en mettant en scène les personnages d’Astérix sur différents supports de produits dérivés. En 1999, il collabore au fanzine The End et rencontre Hervé Richez lors d’un salon BD, ce qui débouchera sur la création de Sam Lawry en 2001 puis Le Messager en 2002.
Un petit livre oublié sur un banc est une comédie romantique, une histoire à contre courant des échanges expéditifs et des relations jetables voulus par notre époque. Camélia est assise sur un banc public. À côté d’elle, un livre est posé, comme abandonné. Elle l’ouvre et y découvre une dédicace invitant à le prendre, le lire et le déposer en retour sur un banc pour un prochain lecteur. Amusée, Camélia l’emporte…

 

Grégory Charlet
Né en 1974 – Vit et travaille à Lille

Parutions :
2000 à 2004 : Le maître de jeu – série – scenario d’Eric Corbeyran – éditions Delcourt

2003 à 2006 : kabbale – série – éditions Dargaud

2007 : Edge II – collectif franco – japonais éditions Dargaud

2009 à 2011 : Wakfu : les larmes de sang – série – éditions Ankama

2011 à 2013 : Shade – série – éditions Delcourt (album non édité)

2016 : Le Carrefour – scénario d’Arnaud Floc’h – éditions Bamboo

arnaud_floch_gregory_charlet_lemonlemag_lille_magazineLE CARREFOUR

En pleine crise de mai 1968. Elias Baumer, enquêteur assureur, se rend dans un village tristement connu pour le nombre d’accidents mortels provoqués par le sinistre carrefour de l’Étoile rouge. Sa fille Marianne l’y rejoint. Elle ne sait que trop pourquoi il a choisi cette affaire. Leur vie a basculé des années plus tôt, à cause d’un verre de trop, dans ce même village, aujourd’hui transformé en sanctuaire.

Scénariste : Arnaud FLOC’H
Dessinateur : Grégory CHARLET
Parution en avril 2016
106 pages -18€90
Grand Angle

Antoine Marquant

antoinem@antoinem.com

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