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Colybride : Les fous du vélo

C’est l’histoire de trois amis qui ont la bougeotte, Martin, César et Enguerrand. Membres de l’association Colybride, ces trois étudiants liés par une même soif de voyages et de liberté passent leur temps libre à vélo, sur des routes qui les emmènent de plus en plus loin, à la découverte du monde et d’eux-mêmes. Rencontre avec Enguerrand Bourgois qui nous ouvre son carnet de voyage déjà si riche de photos et de souvenirs.

propos recueillis par Charles Eugène

Colybride, c’est qui, c’est quoi ?

Colybride c’est 3 amis : Martin, César et moi-même. Trois copains d’enfance qui partagent la passion du vélo et du voyage. C’est assez naturellement en fait que nous nous sommes retrouvés à bourlinguer ensemble sur les routes du monde.

img_8885En 2015, vous êtes partis depuis Lille direction Pula en Croatie. Qu’est ce qui a motivé votre envie de voyage et le choix de cette destination ?

La première des motivations a été notre amitié. Nous avions soif de découvertes comme n’importe quel jeune notre âge. César revenait alors d’un long voyage à vélo en Amérique du Sud. Nous nous étions promis à son retour de repartir sur la route ensemble. Nous voulions partager une aventure tous les trois, partir à la rencontre de nos voisins Européens. Nous rêvions de voir Sarajevo, un contretemps nous a mener jusqu’à Pula, qu’importe, nous avons vécu des instants uniques de bonheur intense. L’hospitalité allemande, les Alpes, l’incroyable Slovénie et la belle côte croate sont autant d’inoubliables souvenirs.

img_7738Suivez-vous un itinéraire bien tracé ou y a-t-il de la place pour le hasard ?

En toute honnêteté, nous avons un point de départ, un objectif d’arrivée mais ensuite c’est 99% d’un doux mélange d’improvisation et de «feeling». Jours après jours, nous traçons notre itinéraire d’étape en étape. Selon nous, c’est la façon la plus directe de ressentir et de vivre une réelle liberté dans nos voyages. Plus vous laissez de place à l’imprévu, plus votre voyage est à même de vous surprendre.

img_7141Le voyage est-il l’occasion de faire des rencontres ?

Le voyage permet deux types de rencontre d’après moi.
D’abord il y a la rencontre avec soi-même. Passer des heures à vélo invite à l’introspection, forcément. La route laisse place à de nombreuses heures de réflexions intimes, on se toise et on apprend à se connaître. C’est très enrichissant.
Ensuite, il y a la rencontre avec les autres. Voyager seul est très différent d’un voyage entre amis. Néanmoins, les rencontres sont assurément les plus belles choses qui nous arrivent. Le vélo est un aimant à rencontre, les gens viennent discuter avec vous. Nous ne comptons plus les moments d’authentique générosité dont nous avons bénéficié. La route nous fait également rencontrer des personnes très différentes, c’est sa richesse. Il nous est arrivé de rouler avec des Français, des Américains, des Italiens, des Argentins… des hommes ou des femmes, jeunes ou plus âgés. Toutes ces rencontres nous transforment profondément en plus de nous informer sur le monde qui nous entoure.

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Tu es parti seul cet été pour rejoindre Lisbonne à vélo, la solitude n’était pas trop difficile à gérer ?

La solitude comme le reste, tout est question d’apprentissage. Il m’est arrivé de pleurer durant les premiers jours de mon voyage en solitaire. Je ne savais pas ce que je faisais là, pourquoi me lancer seul ? J’aurais pu être dans le Nord avec mes copains à profiter de la vie mais j’étais là sous le cagnard, à côté des camions, seul, à pleurer parce que je ne comprenais pas ce que je faisais là. Alors comme à chaque fois, la vie vous envoie un message. J’ai rencontré par la suite des gens et j’ai compris que je devais davantage compter sur ces rencontres. Il faut tirer le maximum d’énergie positive de ces instants de partage. Après, on se rend compte que la solitude n’est pas si mauvaise que ça. J’ai passé presque deux semaines «seul» entre Saint-Jacques de Compostelle et Lisbonne et pourtant ce fut la plus belle partie de mon voyage. On apprend à gérer la solitude. En sortant de ma zone de confort, en partant seul, je me suis senti libre et envahi d’un bonheur singulier.

jour-10_5Quels sont ton meilleur et ton pire souvenir de voyage ?

Le pire fut le 13 juillet 2016 du côté de Reudon lorsque j’ai appris le décès de ma grand-mère. J’étais sous le choc et je suis vite rentré à la maison pour passer ce dur moment en famille. C’est un moment très personnel mais je pense que le fait de l’avoir vécu en voyage m’a permis de relativiser.
Notre pire moment à trois fut une nuit glaciale dans les Alpes Autrichiennes. Tels des clochards, nous avions dormi dans un entrepôt, cachés parce que nous ne trouvions nulle part où dormir. Il pleuvait, il faisait froid, nous étions fatigués physiquement et moralement. Cette soirée couronnait une semaine très éprouvante en Autriche. Le moral était dans les chaussettes. Malgré tout, ces mauvais souvenirs sont aujourd’hui l’occasion de franches rigolades. C’est aussi, en contraste de ces instants de difficulté, que le reste du voyage parait si extraordinaire. La Slovénie fut d’autant plus belle que l’Autriche fut rude.
Mon plus beau souvenir est assez personnel, il a lieu en Slovénie. Lors d’un soirée sauvage à la caravane magique (en référence au bus magique d’Into the Wild). Venu l’heure de se coucher, j’ai eu pour mission d’éteindre le feu. Je m’exécute avec une bouteille d’eau fraîche et la vapeur d’eau dégagée qui se croisait avec la lumière de la pleine lune au travers des feuillages donnait une vue totalement sur-réelle que je vais longtemps garder en mémoire.

img_4671Comment financez-vous vos projets ?

L’avantage du voyage à vélo est qu’il est très économique. Nous avons un budget de 5€ par jour et par personne. Nous finançons nos aventures en fonds propres, en travaillant l’été ou durant l’année universitaire.

p1040266Quelles sont les prochaines destination ?

Le prochain grand projet de Colybride nous emmènera jusqu’au Lac Baïkal en Sibérie. J’irai jusqu’en Iran, un pays que je rêve de découvrir, avant de revenir en France pour les études. Martin, César et d’autres continueront leur route à travers l’Asie Centrale, la route du Pamir, les steppes Mongols et enfin l’immensité du Baïkal, un rêve fou mais à porter de pédale. Départ l’été prochain…

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Pour suivre les aventures de Colybride :
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Antoine Marquant

antoinem@antoinem.com

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