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Rencontre avec Amir Nicolas

Super coordinateur de l’association Jardiniers du bitume, il rêve de projets de jardins urbains, pédagogiques et participatifs. Le bien-vivre alimentaire est son idée fixe ! Plus le projet est impossible plus c’est un plaisir pour lui de dépasser les contraintes. Ce touche-à-tout ambitieux a répondu à nos questions…

Peux-tu nous décrire l’association pour laquelle tu es coordinateur ?
L’association Les jardiniers du Bitume a pour principal objectif de favoriser le jardinage et le compostage urbain participatif. Nos actions s’inscrivent dans une démarche d’éducation populaire.

Quel est ton rôle, travailles-tu seul ou en équipe ?
Nous sommes une équipe de 4 bénévoles actifs. Mon rôle est assez large, j’accompagne les projets pour les structures souhaitant faire appel à nos services et/ou les appels à projets auxquels nous répondons (Fondation de France, fondation MACIF…). J’apporte également à travers mes compétences de Maître Composteur, la veille sanitaire et technique des dispositifs de compostage de proximité.

Quelle est ta formation ?
Pendant 18 ans, j’ai été travailleur social. Il y a 6 mois, j’ai quitté mon poste de référent famille en centre social.
Je veux me consacrer, à la fois à l’association Les jardiniers du Bitume et à la création d’une entreprise liée à la gestion de proximité des bio-déchets pour les professionnels (établissements scolaires, restaurateurs…).

Dans quel secteur géographique l’association Les jardiniers du Bitume opère t-elle ?
Nous avons surtout un rayonnement local (Pays Boulonnais et Côte d’Opale) mais nous avons accompagné 2 projets de compostage « hors région », dont un compostage autonome dans les Vosges. En France, il y a un bon réseau d’acteurs locaux qui sont proches de nos valeurs. Il y a par exemple les Ajoncs à Lille. Je suis proche de l’association les Anges Gardins à Vieille église (62) et de la SCOP « Saluterre » en Gironde. Ces 2 structures ont joué un rôle important dans mon évolution professionnelle. D’ailleurs, elles accompagnent activement ma démarche de création d’entreprise.

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A quel public l’association s’adresse t-elle ?
Le public est très varié. Nous travaillons principalement avec des centres sociaux, des épiceries sociales et des établissements scolaires. Les professionnels ont des obligations de tri de leurs déchets et font appel à des « géants » de la collecte. Nous intervenons donc également auprès d’eux pour gérer et valoriser leurs bio-déchets de manière autonome (compostage et lombri-compostage).

Quel impact cela a t-il sur les quartiers et la population ?
Mes yeux de travailleur social, retiennent principalement l’impact sociétal, l’évolution de l’image que peuvent avoir les habitants sur leur quartier et leur quotidien.
Nous favorisons la concertation autour d’un projet commun entre les professionnels, les pouvoirs publics et les habitants. Sans concertation, tout projet est voué à l’échec. Il est nécessaire d’entendre et de considérer les besoins et les contraintes de chacun. L’un des autres aspects de nos actions et bien évidemment la prise de conscience liée aux modèles d’approvisionnement alimentaire et la gestion de déchets. L’économie faite par les professionnels grâce à la gestion autonome des bio-déchets n’est pas non plus négligeable… mais là c’est le créateur d’entreprise qui parle…  En réalité tous ces aspects sont importants, c’est certainement ce qui permet de définir l’économie Sociale et Solidaire.

L’Asso bénéficie t-elle de la tendance au retour à la nature ou a t-elle d’autres ambitions ?
Il est évident que le besoin de nature en ville est un atout pour une structure comme la nôtre. Nous avons répondu récemment à un appel à projet de la Fondation de France pour la mise en place d’une « micro-ferme urbaine »,  c’est un lieu de services de proximité pour les particuliers (entretien de jardin, location de matériel de jardinage, de bricolage et de cuisine, production de petites cultures et de plants bio…). Si le projet passe le jury final en septembre, nous créerons 2 emplois dès le mois d’Octobre 2015.
Un prototype est en test depuis plus d’un an avec un partenaire dans le sud de la France, il permet de composter l’intégralité des restes de repas (riz, viande et poisson). Nous espérons pouvoir commercialiser ce dispositif pour les établissements de plus de 500 repas par jour.

Propos recueillis par : Cécile de Revière




				
Antoine Marquant

antoinem@antoinem.com

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