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Jean bouteille : Gérard bellet

jeanbouteilleQuelle a été l’impulsion, le déclic qui vous a fait vous lancer ?

Les vracs en produits secs commencent à s’implanter dans tous les magasins avec des chiffres de progression hallucinants. J’ai regardé ce qui se faisait pour les produits liquides et j’ai observé qu’il n’existait rien de concluant. C’était juste du vrac, comme le système de produits secs, mais la bouteille était très contraignante. Il fallait penser à emporter sa bouteille à chaque fois, il fallait la nettoyer, etc à cela s’ajoutaient pour les commerçants les soucis de traçabilité et de réglementations. Je me suis donc dis qu’on pouvait utiliser le système de la consigne. L’association du vrac et de la consigne répondait aux problèmes de chacun.

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Vous a-t-on pris pour un fou ou avez-vous rencontré une adhésion dès le départ ?jeanbouteille2

Personne n’a été surpris ! J’ai l’âme d’un entrepreneur et je veux créer quelque chose depuis toujours. J’ai mis du temps à le faire parce que je voulais être prêt. Il y a une adhésion assez forte parce que le concept est très logique. La consigne est quelque chose de vraiment très basique qui se faisait il y a 50 ou 100 ans. Elle était souvent associée au vrac. Ensuite sont arrivés les 30 Glorieuses, la société de consommation de masse, les gros supermarchés et le plastique qui ont changé les modes de consommation. Désormais on est en train de se rendre compte qu’il y a trop de plastiques partout et nous ne savons qu’en faire. Il m’a fallu une bonne année et demie entre l’idée et la première facturation. Il faut y ajouter 6 mois de test dans un magasin bio de Villeneuve d’Ascq. J’ai équipé une dizaine de magasins. L’idée c’est d’avoir entre 15 et 20 implantations de stands d’ici la fin de l’année. J’ouvre dans beaucoup de magasins du Nord-Pas-de-Calais, 2 par mois en général.

Avez-vous rencontré plus de facilités que de difficultés ?

Pour commencer, les facilités : le NPDC est vraiment une terre qui accueille les entrepreneurs. C’est assez génial, la Région, la CCI, Lille Métropole sont tous à l’écoute. Ils essaient de trouver comment vous aider à travers différentes subventions, différents programmes et quand on ne rentre pas totalement dans les clous, ils essaient de voir comment faire moduler le projet parce qu’ils veulent vraiment lui donner de l’énergie. Lille Métropole fait de gros efforts sur l’économie Sociale et Solidaire et moi je m’y intègre bien parce que la laveuse est placée dans un centre d’insertion à Lomme. Ensuite, la difficulté, en plus des soucis de réglementations caduques, est que le concept Jean Bouteille est viable à une échelle locale (des stands de vrac dans des boutiques et une station de lavage des bouteilles dans le secteur) mais pas en macro. Il faut toujours envisager Jean Bouteille de manière micro et le répliquer dans le plus d’endroits possibles sur le territoire.

jeanbouteille3Quels produits vendez-vous ?

On commercialise des huiles, du vin, du vinaigre, du tamari (sauce japonaise), de la sauce soja qui se sont déjà historiquement vendus en vrac. On a des demandes pour des jus de fruits mais c’est plus compliqué en terme de stabilité du produit dans le temps. On travaille également sur les produits gazeux. L’avantage ici c’est qu’on peut acheter des petites quantités sans que le coût au litre n’augmente. C’est l’avantage de la consigne, c’est beaucoup plus souple et avantageux.

Quel est votre best seller ?

L’huile d’olive ! Ce n’est ni la moins chère ni la plus chère, mais on a le meilleur rapport qualité/prix.

Que peut-on souhaiter à Jean Bouteille dans les années à venir ?

On peut souhaiter à Jean Bouteille de prouver que le système fonctionne dans le NPDC pour pouvoir le répliquer partout dans le monde ! J’ai déjà 3 implantations en Belgique et des prochaines ouvertures sont en préparation. Cela permettra d’ouvrir une station de lavage là-bas !


JEAN BOUTEILLE à Lille chez Harmonie Nature, Day by Day, Robin des Bio, à Villeneuve d’Ascq chez Saveurs & Saisons, à Hazebrouck chez Bioambiance et à Dunkerque chez Auchan Dunkerque, Grande-Synthe.

 

Antoine Marquant

antoinem@antoinem.com

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